Près de Lisieux, une zone d’activités dynamique rassemble 42 entreprises et plus de 600 emplois

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À la sortie de Lisieux, le parc d’activités des Hauts de Glos compte désormais 42 entreprises et plus de 600 emplois. Créée en 2007 sur 88 hectares, cette zone située le long de la RD 613 a longtemps été jugée trop ambitieuse et consommatrice de terres agricoles. Près de vingt ans plus tard, la commercialisation des terrains a presque atteint son terme, portée notamment par l’arrivée de la SCA Normande et par le développement d’entreprises déjà implantées dans le bassin lexovien.

Industrie, logistique, concessions automobiles et services composent aujourd’hui un ensemble diversifié. Les investissements réalisés dans les voiries et les équipements ont accompagné cette évolution, tandis que deux parcelles restent disponibles pour des activités productives. Pour l’agglomération Lisieux-Normandie, l’enjeu consiste désormais à consolider ce dynamisme économique, à favoriser l’emploi local et à maîtriser la prochaine étape de développement.

En bref

  • 42 entreprises sont installées aux Hauts de Glos, pour plus de 600 emplois.
  • La zone couvre 88 hectares, à proximité de Lisieux et de la RD 613, en direction d’Évreux.
  • L’implantation de la SCA Normande à partir de 2017 a accéléré la commercialisation et entraîné d’autres projets.
  • Lisieux-Normandie a consacré 2,1 millions d’euros à l’aménagement, au raccordement électrique et à l’éclairage public.
  • Deux terrains, de 1 et 3,7 hectares, sont encore disponibles et destinés à des activités productives.

Hauts de Glos, une zone d’activités devenue un pôle économique près de Lisieux

La zone des Hauts de Glos s’étend à la sortie de Lisieux, dans le Calvados, le long de la RD 613 en direction d’Évreux. Ses 88 hectares en font un site majeur pour l’accueil d’activités économiques dans le sud du pays d’Auge. La proximité de la ville et l’accès routier ont constitué des arguments importants pour les entreprises recherchant des terrains capables d’accueillir des bâtiments, des espaces de stockage ou des flux de marchandises.

À sa création, en 2007, le projet a suscité des critiques. Certains observateurs le jugeaient surdimensionné et s’inquiétaient de la consommation de terres agricoles. La situation actuelle apporte un éclairage différent : 42 entreprises ont choisi de s’y établir et plus de 600 emplois y sont recensés. Le parc affiche presque complet, ce qui montre que les besoins d’implantation se sont révélés supérieurs à ce que son démarrage, initialement lent, pouvait laisser penser.

Cette évolution ne signifie pas que toute grande zone d’activités est automatiquement pertinente. Elle souligne plutôt l’importance d’anticiper la demande, de prévoir des équipements adaptés et de maintenir une stratégie commerciale dans la durée. Aux Hauts de Glos, les premières années ont été relativement calmes. La commercialisation des terrains s’est accélérée à partir de 2017, après l’arrivée d’un acteur logistique majeur.

Le parc joue aujourd’hui un rôle de complémentarité avec les autres sites de l’agglomération. Il offre des possibilités d’accueil pour des structures qui ont besoin de davantage d’espace que ne le permettent souvent les emplacements urbains. Une entreprise industrielle peut, par exemple, y réunir atelier, stockage et stationnement sur une même unité foncière. Cette configuration facilite l’organisation de la production et limite les déplacements entre plusieurs bâtiments.

Le cas des Hauts de Glos nourrit aussi une réflexion plus large sur le développement économique en Normandie. Un projet d’aménagement se mesure à sa capacité à attirer des établissements, mais aussi à soutenir leur croissance et à créer des emplois durables. Pour suivre les transformations d’entreprises et les enjeux de transmission, des ressources consacrées aux secteurs concernés par la transmission d’entreprise peuvent éclairer les évolutions du tissu économique local.

Le bilan de cette zone tient donc à un équilibre entre accessibilité, offre foncière et capacité d’accueil. Son remplissage presque complet marque le passage d’un projet contesté à un outil structurant pour l’économie locale.

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42 entreprises et une diversité d’activités qui soutient l’emploi local

Les Hauts de Glos ne reposent pas sur une seule spécialité. Le site rassemble des activités industrielles, de la logistique, des concessions automobiles et des services. Cette variété contribue à la résilience du parc : les besoins en bâtiments, en compétences et en approvisionnement diffèrent d’un secteur à l’autre, tandis que plusieurs activités peuvent se développer en parallèle.

La SCA Normande illustre le poids de la logistique dans cette dynamique. Centrale d’achats des magasins E.Leclerc en Normandie et en Outre-mer, elle a investi 82 millions d’euros pour construire une unité sur un terrain de 27 hectares. Cette implantation a constitué un signal fort pour les entreprises en recherche de foncier et a participé à l’accélération des ventes à partir de 2017.

L’effet d’entraînement s’est étendu à des sociétés du bassin d’emploi lexovien. Caillebotis Diamond, les Transports Roselier, Réseaux Environnement et Gougeon Fournitures figurent parmi les entreprises ayant rejoint le site. Ces choix peuvent répondre à des besoins concrets : agrandir un atelier, optimiser les livraisons, organiser le stockage ou réunir plusieurs fonctions sur un même terrain.

Le déménagement annoncé de Fima Industrie illustre particulièrement le rôle du parc pour l’entrepreneuriat local. Spécialisée dans la fabrication de pièces métalliques sur mesure, la société doit quitter la rue Fournet pour s’installer près de Sériprim. Un nouveau bâtiment permet à une entreprise de conserver son ancrage à Lisieux tout en adaptant son outil de travail à ses besoins. Le développement ne passe donc pas toujours par l’arrivée d’un nouvel acteur : il peut aussi reposer sur la croissance d’une structure déjà présente dans le territoire.

Les chiffres d’effectifs demandent toutefois une lecture précise. Les plus de 600 emplois annoncés concernent le parc des Hauts de Glos. Le chiffre de 750 collaborateurs cité par la SCA Normande correspond, lui, à ses deux sites lexoviens, celui des Hauts de Glos et celui de la zone de la Vallée. Cette distinction évite de confondre les emplois d’une entreprise à l’échelle de l’agglomération avec ceux d’une seule implantation.

RepèreDonnée communiquéePortée
Entreprises implantées42Ensemble de la zone des Hauts de Glos
EmploisPlus de 600Activités présentes sur le parc
Surface totale88 hectaresZone située près de Lisieux
Effectif SCA Normande750 collaborateursDeux implantations lexoviennes réunies

La diversité des activités ne garantit pas à elle seule la stabilité de l’emploi. Elle constitue néanmoins un atout, car elle élargit les profils recherchés et multiplie les liens entre production, transport, maintenance, commerce et services. Le principal enjeu consiste à faire correspondre les compétences disponibles aux besoins des employeurs.

L’arrivée de la SCA Normande, accélérateur du dynamisme économique

La montée en puissance des Hauts de Glos s’est appuyée sur un investissement structurant. En choisissant le site pour une nouvelle unité, la SCA Normande a mobilisé 27 hectares et engagé 82 millions d’euros. La taille du projet et sa visibilité ont renforcé l’attractivité du parc auprès d’autres entreprises, qui ont pu envisager leur implantation dans un environnement où une activité importante était déjà installée.

Dans le développement d’une zone, un établissement de cette ampleur peut jouer le rôle de locomotive. Il crée une demande pour des prestations de transport, de maintenance et de fournitures, tout en augmentant les flux de salariés et de véhicules. Les retombées ne sont pas automatiques : elles dépendent de la capacité des entreprises locales à répondre aux besoins, ainsi que de l’organisation des accès et des services. Mais l’implantation peut rendre le site plus lisible et rassurer des candidats à l’installation.

La SCA Normande poursuit par ailleurs ses investissements à Lisieux. Un entrepôt de 6 000 m² consacré aux produits frais est annoncé pour la fin de 2027 ou le début de 2028. Ce projet prolonge la présence du groupe dans le bassin lexovien, sans pour autant devoir être confondu avec une nouvelle parcelle des Hauts de Glos : les informations communiquées indiquent un développement à Lisieux, mais ne précisent pas que cet entrepôt sera construit sur le parc.

Pour les entreprises déjà présentes, la proximité d’un grand site logistique peut modifier les conditions d’activité. Un fournisseur peut réduire certains trajets, un transporteur peut organiser ses tournées différemment et un prestataire peut accéder à un donneur d’ordre d’envergure. Ces effets doivent être évalués au cas par cas, car les contrats et les besoins opérationnels varient. Ils montrent néanmoins comment une implantation peut contribuer au dynamisme économique au-delà de ses seuls emplois directs.

Cette logique de réseau concerne aussi les petites et moyennes entreprises. Une société industrielle qui conçoit des pièces sur mesure peut rechercher un accès plus simple aux clients professionnels, tandis qu’un prestataire de services peut privilégier la visibilité et la facilité de déplacement. Les critères d’implantation sont donc multiples : surface, desserte routière, coûts immobiliers, raccordements, disponibilité de la main-d’œuvre et perspectives de croissance.

Les enjeux de transmission complètent cette analyse. Une zone attractive peut faciliter la reprise d’une entreprise si ses locaux, ses équipements et son accès au marché soutiennent la continuité de l’activité. La croissance d’un site ne se limite pas aux nouvelles créations : elle dépend aussi de la capacité à pérenniser les savoir-faire existants et à préparer les changements de dirigeants.

Aux Hauts de Glos, le rôle de locomotive de la SCA Normande se lit ainsi dans un ensemble plus vaste : investissement majeur, arrivée de nouvelles entreprises et perspectives d’extension pour certains acteurs. La réussite durable repose sur la transformation de cet appel d’air en relations économiques locales solides.

Aménagement, raccordements et terrains disponibles : les leviers de la prochaine étape

Le remplissage d’une zone d’activités dépend autant de ses équipements que de sa situation géographique. Lisieux-Normandie a investi au total 2,1 millions d’euros pour aménager les Hauts de Glos. Cette enveloppe comprend 1,5 million d’euros consacré à l’aménagement, 250 000 euros pour le raccordement électrique réalisé en 2018 et 360 000 euros pour la rénovation de l’éclairage public en solaire.

Le raccordement électrique annoncé à 9 MW est un élément concret pour les activités productives. Une entreprise qui utilise des machines, des équipements spécialisés ou des installations de stockage doit pouvoir s’appuyer sur une alimentation adaptée. Les besoins varient selon les procédés et les horaires de fonctionnement : vérifier la puissance disponible en amont évite qu’une contrainte technique ne retarde un projet après l’achat du terrain.

La rénovation de l’éclairage public en solaire traduit une autre dimension de l’aménagement. Elle concerne la gestion des équipements collectifs et leur consommation énergétique. Pour les entreprises, ces choix comptent dans l’environnement quotidien du site, au même titre que l’entretien des voies, la signalisation et la qualité des espaces communs. L’efficacité de ces services joue sur la sécurité et sur la facilité d’exploitation, notamment en dehors des horaires de bureau.

Deux terrains demeurent disponibles : l’un de 1 hectare, l’autre de 3,7 hectares. Ils sont fléchés vers des activités productives, ce qui signifie que les prochaines implantations devront correspondre à l’orientation retenue par les aménageurs. Le foncier restant est donc limité, mais il conserve une marge pour accueillir des projets dont les besoins en surface ou en organisation ne peuvent pas être satisfaits dans un local plus petit.

Un second Village d’entreprises, prévu à côté du premier en 2028, doit proposer 12 cellules à louer ou à vendre. Ce format répond à une autre échelle d’activité que les parcelles destinées aux bâtiments industriels. Il peut convenir à des structures qui ont besoin d’un espace professionnel sans mobiliser un terrain de plusieurs milliers de mètres carrés. La coexistence de parcelles de grande taille et de cellules modulaires permet de diversifier les solutions immobilières.

Les collectivités doivent toutefois arbitrer entre l’accueil de nouveaux projets et la sobriété foncière. Lorsque les terrains sont rares, le choix des activités, la densité de construction et la possibilité d’agrandir sur place prennent davantage d’importance. Des exemples de zones industrielles dans d’autres territoires, comme cette présentation d’une zone industrielle des Côtes-d’Armor, peuvent nourrir la comparaison, sans présumer que les mêmes besoins ou contraintes s’appliquent en pays d’Auge.

La prochaine étape des Hauts de Glos portera donc sur la qualité des projets autant que sur le nombre d’implantations. Les terrains restants et les futures cellules représentent une réserve d’accueil à gérer de façon ciblée, avec des équipements adaptés aux besoins réels des entreprises.

Emploi local et développement des entreprises : les enjeux pour le pays d’Auge

Plus de 600 emplois font des Hauts de Glos un pôle important pour le sud du pays d’Auge. Ce volume donne une indication du poids économique du site, mais il ne dit pas tout de ses retombées. Pour mesurer l’ancrage local, il faut également examiner les métiers proposés, les parcours de formation, les recrutements et les relations entre les entreprises et leurs fournisseurs.

La diversité sectorielle ouvre des perspectives professionnelles différentes. La logistique mobilise des fonctions d’organisation, de préparation et de transport. L’industrie fait appel à des compétences de fabrication, de réglage, de contrôle qualité et de maintenance. Les services et les concessions requièrent d’autres profils, liés notamment à la relation client, à la gestion ou à l’entretien des équipements. Cette pluralité peut élargir les possibilités d’emploi, à condition que les candidats disposent des qualifications recherchées.

L’exemple de Fima Industrie montre aussi la différence entre création d’emploi et maintien d’activité. En quittant la rue Fournet pour un bâtiment adapté aux Hauts de Glos, l’entreprise peut poursuivre son développement à Lisieux plutôt que de chercher une solution ailleurs. Le bénéfice pour le territoire peut inclure la conservation de compétences et de relations commerciales locales, même si le nombre exact de postes associés au déménagement n’est pas précisé.

Pour une collectivité, soutenir l’emploi local consiste donc à relier l’offre immobilière aux besoins des entreprises et aux ressources humaines du territoire. Cela suppose un dialogue entre les employeurs, les organismes de formation et les acteurs de l’insertion. Une entreprise qui prévoit d’agrandir son activité doit pouvoir anticiper les compétences nécessaires, tandis qu’un candidat doit accéder à une information lisible sur les métiers et les parcours possibles.

Le développement économique concerne aussi la continuité des entreprises. Une société peut être rentable et disposer d’un carnet de commandes, mais rencontrer des difficultés lors d’un changement de dirigeant, d’un besoin de financement ou d’une phase d’investissement. L’accompagnement à la reprise et à la transmission complète ainsi les politiques d’accueil de nouvelles structures. Il permet de préserver des savoir-faire et de maintenir des emplois, notamment dans les secteurs où l’expérience technique est essentielle.

Les Hauts de Glos illustrent enfin l’intérêt d’une stratégie à l’échelle du bassin de vie plutôt qu’à celle d’un seul parc. Les 750 collaborateurs annoncés par la SCA Normande sur ses deux implantations lexoviennes montrent que l’activité économique s’organise sur plusieurs sites. Les zones de la Vallée, de l’Espérance et des Hauts de Glos contribuent chacune à l’offre locale, avec des surfaces, des fonctions et des entreprises différentes.

Pour les responsables d’entreprise, l’attractivité de Lisieux s’apprécie ainsi à travers un faisceau de critères : accès aux marchés, disponibilité foncière, équipements, compétences et qualité des relations économiques. Pour les collectivités, l’enjeu est de transformer les investissements en activité durable, sans réduire la performance du territoire au seul nombre de terrains vendus. C’est dans cette articulation entre croissance des entreprises et parcours professionnels que se mesure la portée réelle du dynamisme économique.

Combien d’entreprises et d’emplois compte la zone des Hauts de Glos ?

Le parc situé près de Lisieux rassemble 42 entreprises et plus de 600 emplois, selon les données communiquées en 2026.

Où se trouve la zone d’activités des Hauts de Glos ?

Elle se situe à la sortie de Lisieux, dans le Calvados, le long de la RD 613 en direction d’Évreux. Sa superficie totale atteint 88 hectares.

Quels terrains restent disponibles aux Hauts de Glos ?

Deux terrains sont encore disponibles : une parcelle de 1 hectare et une autre de 3,7 hectares. Ils sont destinés à accueillir des activités productives.

Quel nouvel aménagement est prévu pour les petites entreprises ?

Un second Village d’entreprises est annoncé pour 2028, à proximité du premier. Il devrait proposer 12 cellules à louer ou à vendre.

Auteur/autrice

  • Steve

    Consultant en acquisition d'entreprises avec 15 ans d'expériences, je mets mon expertise au service des professionnels par des stratégies d'achat performantes et adaptées. Passionné par le développement économique, j'accompagne mes clients dans la réussite de leurs projets d'acquisition.

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